De l’amour à la pelle

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Abbaye de Lavaudieu – Auvergne – France – Photo P. Philbée

La vie est un combat

Il ne faut pas que je me laisse abattre
Plutôt toi que moi

À la fin s’il ne doit en rester qu’un
Je te l’assure ça ne sera pas toi

Plutôt crever que de te laisser gagner

J’ai saisi ce couteau et je lacère
Le voile de brume pour ne laisser que le vent

Je suis en nage
Mais j’ai encore la force

J’enrage

La vie est un combat

Il ne faut pas croire que si je m’assois
C’est parce que je suis fatigué
Non il ne faut pas croire ça

J’ai besoin de réfléchir de penser
J’ai beau plisser le front rien ne vient

Pourtant tu m’as dit que la vie
Ce n’est pas toujours gris

Il y a des jours avec et d’autres sans
Qui font que l’on peut prendre le temps
Se poser s’assoir comme je le fais aujourd’hui
Laisser se faire pénétrer par le soleil et le vent

Ouvrir les yeux et regarder son prochain
Même son voisin dans l’œil du nouveau né
Celui qui croit encore que le monde est bon et avenant

Assis je ferme les yeux et je me concentre
Je vois la nuit
Je les rouvre
Le soleil luit

Mais Dieu ne m’a rien chuchoté
De mon avis il doit aimer ma façon de penser

Je me lève

Tu t’approches
Dans un grand sourire
Celui du gagnant

Je te souris

Tu viens pour m’embrasser
Me serrer en vainqueur
Contre le grand tourment

Je saisis la pelle
Celle avec laquelle j’ai creusé ce grand trou
Dans un grand coup de vent
J’y imprime ton visage bon enfant
Sur le métal rougeoyant

Faut pas me la faire à l’envers
La réflexion
C’est fait pour les gros cons

Je t’avais prévenue
A la fin s’il n’en reste qu’un
Qui que tu sois
Ça ne sera pas toi

Paul Philbée – 04/2019

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Auteur : Paul Philbée

Vous trouverez des textes que j'écris au fil de l'eau. Je leur associe mes photos. Ce n'est pas ma vie, n'allez pas imaginer cela ! C'est un amalgame tiré de mes pensées à un moment donné.

10 réflexions sur « De l’amour à la pelle »

  1. « Je saisis la pelle
Celle avec laquelle j’ai creusé ce grand trou
Dans un grand coup de vent
J’y imprime ton visage bon enfant
Sur le métal rougeoyant »
    J’adore cette strophe où l’on voit si bien le mouvement jusqu’à en ressentir le souffle et le bruit sec avec sa résonance propre ! 👍

    Aimé par 1 personne

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